Terroir, Territoire et Innovation

En associant le terroir à l’innovation, nous pouvons non seulement désenclaver le  terroir de son acception rustique mais aussi permettre à l’innovation de reprendre pied sur le sol et retrouver du sens.

Stéphane Vincent, fondateur de la 27ème région, laboratoire des nouvelles politiques publiques à l’âge numérique, s’intéresse vivement à la question du territoire. En découvrant la réalisation prochaine du Terroircamp, il nous envoie par email quelques éléments issus de réflexions développées en particulier en Bourgogne que nous retranscrivons ici :

“Même si la question du terroir n’était pas spécialement traitée durant notre semaine de prospective créative sur les villages de demain en Bourgogne début juillet, quelques thèmes à approfondir sont clairement ressortis et peuvent peut-être vous intéresser :

– le paradoxe qui veut que beaucoup de “grands noms” de crus bourguignons sont en réalité des communes qui périclitent en termes d’accès aux services, de haut débit, d’infrastructures diverses. Par ailleurs leur nom est souvent connu dans le monde entier mais leur potentiel est sous-exploité (ex: La route des vins, entre Dijon et Beaune, sous-exploitée en raison de la rivalité ancestrale entre Dijon et Beaune -certes ça s’arrange un peu)

– On voit clairement monter des projets de relocalisation de la production agricole, tablant sur la qualité, prenant appui sur des combinaisons entre Amap, projets de regroupements entre abattoirs pour en faire des sortes de “micro-Rungis” locaux, s’attaquant en premier lieu au “mieux manger” dans les cantines scolaires et la restauration collective, des partenariats plus équilibrés avec la grande distribution, etc. Nous avons rencontré dans le pays Beaunois des exploitants agricoles (de bovins notamment) très motivés par ces sujets.

– des signaux faibles : des gens qui proposent de remettre des potagers au coeur des villages, plutôt que de chercher à rénover à tout prix de l’habitat coûteux en bourg-centre, souvent inoccupé et aboutissant bien souvent à des “villages musées” ;

Sinon, voici les vidéos que les participants ont produit au terme de la semaine. La qualité n’est pas super bonne mais ça te donnera une idée.

J’y pense aussi : dans une de nos résidences en 2009, nous avions travaillé sur “patrimoine gastronomique et circuits courts” dans un lycée agricole près de Charleville-Mézières. C’est un patrimoine intéressant car quasi inconnu hors de chez eux, très populaire localement (imagine : le plat fétiche est la “cacasse à cul nu”, un ragout de pomme de terre !). Nous allons bientôt publier un livret-bilan de cette expérience, mais tu en trouveras des bouts ici sur ce blog.”

Merci à Stéphane Vincent pour ces éléments qui pourront venir enrichir cette journée !

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